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Arrivée des agnelles Irlandaises

Le cheptel augmente ! 80 agnelles venues directement d’Irlande la semaine dernière, ainsi que 3 beaux béliers. Au début, je n’avais pas forcément l’idée de me fournir si loin. Mais je me suis rendue compte de l’importance d’avoir de belles bêtes dès le démarrage de l’exploitation, et pour en trouver de belles il n’y avait qu’une solution : importer. C’est en Irlande que j’ai découvert réellement ce qu’étaient les Scottish Blackface (ça aurait pu être l’Ecosse, mais différents contacts m’ont plutôt amenée vers l’Irlande et l’Irlande du Nord).

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Troupeau de brebis type Perth

Il existe plusieurs type de Scottish Blackface selon les particularités régionales d’Ecosse. En Irlande, où cette race est très présente, le type Lanark est le principal, mais je me suis plutôt penchée vers le type Perth, avec une meilleure laine et une allure que je préfère. Je les trouve également mieux conformées. Les brebis Perth sont très anciennes en Ecosse, alors que les Lanark sont d’apparition plutôt récente mais se sont vite développées ce qui a réduit considérablement les effectifs de type Perth.

_MG_6500J’ai visité 8 élevages différents, je voulais remercier les Irlandais pour leur accueil ! Normalement les ventes se font sous forme d’enchères, mais j’ai préféré voir directement avec les éleveurs, chez eux, qu’ils me montrent leur ferme et leurs bêtes. Evidemment, beaucoup n’avaient rien à vendre hors enchères mais m’ont montré leurs plus belles bêtes, une vraie fierté pour eux. L’objectif du voyage en plus de trouver des animaux à acheter était surtout de rencontrer les éleveurs pour discuter de leur manière de faire et partager leur vision des choses. Les deux outils indispensables : le chien (c’est complètement fou comme ils sont parfaits dans leur boulot !), et le quad !

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Landes en Irlande

Dans l’ensemble, le système était en plein air intégral; les bêtes sont dehors toute l’année. 10 mois sur 12, elles sont en montagne c’est à dire sur des landes à bruyère : ce sont les fameuses brebis que l’on voit partout sur des surfaces considérables quand on va se balader en Ecosse ou en Irlande. Dans ces grands espaces, la nourriture étant limitée il faut se déplacer en permanence. Elles ont alors développé un comportement non grégaire, se baladant par petit groupe allant même jusqu’à deux brebis ! Les deux mois restant constituent les périodes clés ou elles sont descendues des montagnes pour rester sur de l’herbe bien grasse : fin de gestation, début de lactation, avant la lutte pour le flushing, finition des agneaux après le sevrage (à 5 mois environ). Sous des apparences de ranching et de semi-liberté, les élevages visités étaient très bien tenus… la plupart produisent des reproducteurs, il va de soi que les bêtes doivent être dans un état irréprochable, c’est leur réputation qui en dépend. Les plus belles bêtes seront présentés lors de shows (concours locaux).

Béliers de concours

Béliers de concours

Les bêtes qui gagnent des concours seront alors valorisées et vendues comme reproducteur. La valeur des agneaux dépendra de la valeur de ses parents.

Tout un fonctionnement basé sur la fierté d’avoir de belles bêtes et de les vendre, un peu comme en France avec des races type charolais, limousine, etc. et les concours. Sauf que là bas, le système « normal » est en plein air, des soins réduits au strict minimum (les bêtes étant très résistantes vu les conditions dans lesquelles elles évoluent, le parasitisme réduit vu les surfaces de 0.8ha / brebis, et dans tous les cas le système plein air ne permet pas de traiter les bêtes tous les 4 matins). Dans les élevages visités, la complémentation en céréales est inexistante, ou vraiment rare pour les cas particuliers (nourrissage à un moment d’agneaux plus petits pour avoir un lot homogène). Par contre, la vente directe est peu répandue car finalement leur élevage c’est la « norme » locale, les coopératives achètent les agneaux plein air comme elles achèteraient les agneaux de bergerie en France…

C’est toujours super enrichissant de voir ce qui se fait par ailleurs. On peut alors puiser des idées, des conseils adaptés à ce qu’on veut faire, etc. Mais comme toujours, on a beau avoir la connaissance, la réelle expérience est dans la pratique.

Donc maintenant, avec une bonne base, il n’y a plus qu’à ! Mon idée est d’adapter mon système tout en prenant en compte le morcellement complexe de mon exploitation. La lutte a déjà commencé entre mes brebis et les béliers irlandais, pour un agnelage prévu début avril. Mis à part quelques achats de béliers reproducteurs, l’évolution du cheptel se fera désormais en interne.130 brebis seront mises à la reproduction à l’automne 2016, ce qui me fera une centaines d’agneaux à vendre à l’agnelage 2017 certifiés en Agriculture Biologique. En étant partie de 0, je peux dire que tout ça est en bonne voie !

Quelques photos 

Arrivée des 80 agnelles
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_MG_6873-Modifier

Les 3 béliers irlandais

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3 ans 1/2

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Guinness, 1 an 1/2

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Kilkenny, 1 an 1/2

 

 

 

 

 

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