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Une ferme, une histoire

La ferme

La ferme est située sur la commune de Cros, dans le Puy de Dôme. Nous élevons un troupeau de brebis Scottish Blackface dans les landes et prairies du plateau de l’Artense. Tous nos produits sont labélisés en Agriculture Biologique de manière à apporter une sorte de repère dans un domaine où il y a autant de productions que de fermes ! Mais chez l’Agneau des Bruyères, c’est plus que BIO :

 

Karine, la bergère

Capture d’écran 2016-05-26 à 18.07.09Après un parcours diversifié, j’ai décidé de me consacrer à 300% à l’élevage de mes brebis. En réalité je ne suis pas bergère car je garde mes animaux dans des parcs, mais tous les voisins m’appellent comme ça alors c’est un peu devenu un surnom ! J’ai donc fait des études agricoles après un parcours assez diversifié et enrichissant.  Le diplôme en poche, et après une première installation écourtée et des stages passionnants, une seconde installation, la bonne cette fois, m’a amenée dans le Puy de Dôme. Partie de 0, sans aucune terre, sans avoir repris de ferme, le pari était difficile… et pourtant aujourd’hui, le cheptel augmente et le projet se concrétise. Non pas sans efforts !J’ai choisi une race particulière car très rustique et élevée en plein air intégral en moyenne montagne, la Scottish BlackFace. Son tempérament un peu sauvage et rustique me correspondait bien, et elle correspondait bien aux friches que j’ai pu louer dans la commune. Petit à petit l’élevage s’est construit et l’objectif s’est affiné : apporter une viande de qualité, une alternative à l’élevage industriel et ses inconvénients pour les bêtes, l’environnement et le consommateur. Travailler dans le concret, nourrir les hommes, tout cela a un sens. Je reste persuadée que consommer de la viande peut se faire dans le respect de tous, mais seulement si les méthodes sont transparentes et si sa consommation est consciente et raisonnable.

L’exploitation est petite, le matériel restreint à l’essentiel (contention, foin petites bottes, clôtures et petit matériel), pas de bâtiment mis à part une grange pour le stockage du foin. Même si c’est le cas au début du projet, l’idée étant de ne pas dépendre toute notre vie des banques et de ne pas avoir un gros cheptel, mais de valoriser au mieux un produit de qualité par la vente directe.

Etant également passionnée par la photographie depuis longtemps, je me régale à prendre en photos mes animaux.

 

Bruno, le technicien forestier 

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Bruno, c’est la forêt et ses écosystèmes qui l’intéressent. Il met donc ses compétences au service des propriétaires de forêt privée qui veulent gérer leur bois de manière respectueuse du couvert forestier et de la biodiversité qui s’y rapporte. Il m’aide bien entendu aussi beaucoup sur l’exploitation ! Sa passion à lui, c’est la pêche à la mouche.

Les chiens !

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Véritables compagnons quotidiens, encore beaucoup de travail pour qu’on puisse gérer le troupeau ensemble mais on y travaille ! Nous avons Vache, notre mâle, Aquila et Zazzy.

Les ânesses

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Mes deux belles ânesses sont de formidables compagnons pour les brebis, les protégeant des chiens divaguants.

Les vaches

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2 vaches Highland Cattle et leurs 2 veaux pâturent les zones humides, il n’y a pas de volonté de production, ce sont un peu des animaux de compagnie qui pâturent les zones non pâturées par les brebis surtout en été. Ce sont de véritables débroussailleuses très utiles dans les friches.

 

Pourquoi l’Agneau des Bruyères ?

L’agneau des Bruyères, parce que les premiers terrains quand nous somme arrivés ici étaient des friches sectionales non pâturées depuis plus de 30 ans. On y trouve de la callune, appelée aussi fausse Bruyère. Cette plante nourrit les brebis en hiver, elles adorent ça, et la vraie bruyère tapisse les landes en Ecosse. Le nom était alors tout trouvé !

 

Présentation des béliers et des brebis

Les brebis et les béliers sont de race Scottish Blackface, une race d’origine écossaise très rustique et résistante en milieu extérieur. Nous élevons les brebis et agneaux en plein air intégral, hiver comme été. A 900m d’altitude, nous avons de la neige en hiver que les brebis gèrent parfaitement à l’aide de terrains adaptés en terme de ressource (genêt, callune) mais également en terme d’abris naturels (rochers, épicéas, reliefs protégeant du mauvais temps). Un apport de foin est tout de même nécessaire. On donne alors aux brebis la possibilité d’exprimer leur potentiel de rusticité. Que ce soit en hiver ou en été, les animaux (béliers, brebis, agneaux) ne mangent que de l’herbe, des broussailles, des arbustes. Pas d’apport de céréales, nous essayons de réserver les meilleures prairies pour la période post-sevrage (le sevrage se fait assez tard, vers 5 mois) ou les périodes clés des brebis. Ce qui est bien avec cette race, c’est qu’on doit respecter son cycle biologique pour l’élever. Avec un agnelage par an au printemps, les bêtes ne sont pas « poussées », les animaux sont en bonne santé longtemps et les brebis ont une longue vie devant elles. Evidemment, on vend moins mais on valorise mieux des agneaux moins gros qu’en système d’engraissement aux céréales, on vend pas toute l’année (adieu l’agneau de Pâques !), la viande est rouge et pas rose car les agneaux sont élevés dehors. Tout cela nécessite surtout une éducation du consommateur à consommer des produits différents des circuits conventionnels et à apprendre que dans un système de bêtes rustiques qui mettent bas seulement lorsque la pousse de l’herbe arrive, la viande aussi peut avoir une saisonnalité !

Visite d’élevages en Irlande

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Après avoir connu cette race là en France depuis déjà quelques années, j’ai voulu voyager en Irlande pour rencontrer des éleveurs de Scottish Blackface. Là bas, le système est très extensif mais très bien géré. Ces échanges m’ont énormément appris et ont encore plus contribué à développer une réelle passion pour cette race là ! Les éleveurs sont en effet très passionnés ce qui est toujours assez contagieux ! J’ai beaucoup appris notamment dans les différentes techniques d’élevage et cela m’a donné quelques pistes pour essayer de l’adapter localement, alors que le biotope semble bien s’y prêter.
Après avoir commencé mon troupeau avec des brebis achetées en France de qualité moyenne, j’ai voulu augmenter le potentiel génétique en partant sur une base 100% Blackface Irlandaises. Des agnelles et béliers sont alors venus rejoindre mon cheptel. Cela a eu un coût non négligeable mais je ne pense pas regretter ce choix.

Le but étant de vendre par la suite des reproducteurs mâles ou femelles dont le suivi génétique est réel, de race Scottish Blackface de type Perth sans croisement (aussi ancien soit-il…). La volonté est de faire du 100% pure race, que ce soit pour la reproduction ou la vente de colis de viande, comme le font les éleveurs en « montagne » en Ecosse et en Irlande (ceux de la plaine, avec une herbe plus riche, font des croisements avec des races à plus fort potentiel boucher). Pour autant, la viande de la scottish Black face pure est douce et parfumée, et les colis atteignent un poids tout à fait honorable pour une race aussi rustique. Vous trouverez les détails dans la rubrique « Vente directe« .

 

Quelques photographies

Nos béliers reproducteurs venus tout droit d’Irlande du Nord, issus d’une sélection génétique
Les agnelles, brebis et les agneaux

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